Contrastes

2014-12-05, Payerne

Le jour du départ de Si2 en cargo pour Abu Dhabi, je suis passé voir dans l'atelier des électriciens, mécaniciens et de la maintenance. J'y trouve Thomas, un ingénieur électricien qui me fait le tour du propriétaire.
Thomas, électricien
Ce petit local est une sorte de salle temporaire mais permanente depuis des années, et où le mot "ordre" ne veut rien dire. C'est étonnant de voir le contraste en l'avion qui est très propre et rangé, où chaque instrument a sa place et chaque fil est identifié par une étiquette.
Thomas est dans l'équipe des électriciens qui va rester sur place à Payerne et fera du support à distance.
Il y a là de quoi réparer, bricoler, tester, modifier, quasi tous les systèmes de l'avion et en particulier les moteurs (développés par ETEL) et l'électronique de gestion des batteries mise au point ici.
L'atelier où sont testés et développé les moteurs et les systèmes de l'avion
Les moteurs sont testés sur un banc d'essai où une charge simule la résistance de l'hélice, et le moteur et l'électronique peuvent être plongés dans un système climatisé (le caisson blanc) pour simuler les variations de températures rencontrées avec l'altitude. Et de gros ordinateurs simulent le comportement des batteries. Tout ça est recouvert de poussière et dans un joyeux désordre.
La petite boîte noire ronde derrière la plaque en aluminium est un des moteurs de l'avion.
Mais je crois que le plus impressionnant pour moi est de découvrir un des moteurs qui sont installés sur l'avion. C'est une boîte ronde et noire pas plus grosse qu'une casserole un peu plus grande que la taille d'une main, et qui est logée dans chacune des nacelles sous les ailes. En fait, la grosse taille de ces nacelles vient de la grosse taille des batteries (633kg au total, répartis dans les 4 nacelles de moteurs). Là aussi c'est un contraste impressionnant: imaginez ce qu'on pourrait faire dans la vie de tous les jours si les batteries étaient toutes petites pour la même quantité d'énergie contenue, et donc les moteurs plus gros. On pourrait avoir un téléphone que l'on recharge qu'une fois par mois, stocker l'énergie solaire emmagasinée la journée sur son toit pour l'utiliser quand il fait nuit, rouler en voiture pendant 1'000 km sans recharge ou peut-être... traverser l'Atlantique avec un avion de 400 passagers???

2 commentaires:

  1. Bonjour Oncle Sam. Je suis Julien, un bon copain de Capitaine Philippe, qui a appris à piloter à mon fils Noah les avions télécommandés, et avec qui j'ai eu le grand plaisir de voler récemment sur les alpes et le Léman. Bon voyage à vous tous, et merci de partager ce blog avec moi! Julien

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